Pourquoi pas une CPD Valley ?

J’ai eu l’occasion de participer à une assemblée générale de la « Cellule pour le Développement du Mali » (CPD) qui s’est tenue à Valence dans la Drôme pendant le week-end du 11 novembre.

Cette entité réunit ce qu’on appelle aussi les « Boursiers de l’excellence ».

C’est une initiative qui a vu le jour en 2000, sous l’impulsion du Président malien Alpha Oumar Konaré.

Chaque année, une quinzaine de jeunes maliens, issus d’une sélection très rigoureuse après le baccalauréat se rendent tous les ans en France, avec l’appui de la coopération, pour poursuivre des formations de pointe dans divers domaines tels que les télécommunications, l’informatique, l’économie, les finances.

Si au départ, il y avait une obligation de l’Etat malien de leur fournir un emploi, on a du constater que très peu revenait au pays.

A ce jour, on peut estimer que, toutes promotions confondues, 147 sur 251 ont acquis un diplôme (un doctorat pour 35 %, un diplôme d’ingénieur pour 26,5 %, et une maîtrise 2 pour 34 %).

Parmi ceux-ci, 59 sont rentrés au Mali, où ils exercent un emploi dans l’enseignement supérieur, la fonction publique ou le secteur privé. Une partie plus faible s’est lancée dans l’entrepreneuriat.

Il en reste 88 qui sont allés chercher un emploi « ailleurs dans le monde », en France, aux USA, en Grande Bretagne, en Australie.

Pour beaucoup d’entre eux, une fois le diplôme obtenu, revenir au pays n’est pas une démarche simple. Car leur vision du pays a changé depuis leur départ.

Le thème de notre exposé concernait principalement le thème du retour et voulait présenter des propositions de pistes ou de scénarios d’insertion, qui combine à la fois leur domaine d’expertise et leur volonté de participer au développement de leur pays (qui reste un de leurs thèmes les plus chers)

Nous remercions Oumou Diallo, de nous avoir permis de vous présenter l’enregistrement vidéo de cet exposé et du débat qui s’en est suivi.

NB : Je voudrais rectifier une erreur que j’ai faite en parlant du Business plan. Il fallait entendre qu’un » Business était fait de 80 % de Word et 20 % d’Excel » et non le contraire. Autrement dit, peu de chiffres mais chaque chiffre est bien expliqué.

Je reviendrai dans un prochain billet sur les points importants de cet exposé.