Il faut mettre un visage au développement

Le besoin de développement se décline selon beaucoup de variables dans notre monde secoué d’aujourd’hui.

Il ne se conçoit pas à partir d’un cadastre d’opportunités technologiques mais à partir de motivations partagées par les membres d’une communauté pour mieux se projeter dans leur avenir.

Il se construit à partir d’un dialogue entre acteurs d’une collectivité, entre tradition et volonté de pragmatisme,

Le développement reste avant tout un grand terrain d’échange où chacun des partenaires apporte sa part pour enrichir des univers collectifs. C’est un jeu gagnant-gagnant où on range l’utopie au vestiaire pour se consacrer au réel, même s’il est trivial ou banal.

Si un projet est compris comme essentiel et opportun par ses géniteurs, la finalité de sa mise en place devra répondre à une exigence d’autonomie. Un projet de développement n’est pas un rêve qui se termine en cauchemar. Mais un rêve qui devient une chose concrète et pragmatique à l’heure du réveil.

Il faut mettre en place avec la collectivité et non pas sans la collectivité. Il doit y avoir une demande. Il faut un dialogue et une écoute mutuelle permanents. Il ne faut pas donner des solutions mais des moyens pour les trouver. Il faut jalonner en posant des objectifs, mettre en commun les acquis rationnels et irrationnels pour avancer dans les réalisations. On pardonnera de faire des erreurs mais on ne pardonnera pas d’abandonner.

Il faut engager une démarche permanente d’accompagnement et de formation et donner ainsi un visage humain au développement.

Le concept de développement évoque pour moi principalement celui d’un meilleur vivre ensemble. Il doit offrir l’occasion à chacun de réfléchir sur son rôle personnel et rendre chaque contribution complémentaire dans un environnement égalitaire.

Ce n’est pas l’individuel qui impose ses lois au collectif mais l’ensemble de la communauté qui construit une symbiose acceptée par tous.

Les relations homme-femme dans beaucoup de sociétés tant modernes que traditionnelles souffrent de lacunes relationnelles et d’échange.

Socialement, il faut permettre de rééquilibrer les rôles des femmes et des hommes et engager une stratégie d’affranchissement de la femme des stéréotypes véhiculés par la tradition. Il faut surtout veiller à ce que le changement se passe de manière consensuelle sans que les acteurs spécifiques ne se sentent engagés dans un processus coercitif de domination.

Dans un processus de développement communautaire, il faudra à la fois amener la réflexion sur les buts à atteindre et sur les moyens à mettre en oeuvre, mais aussi redéfinir les rôles de chacun, femme et homme, dans une logique de relation, d’échange et de coopération.

Dans des domaines comme l’accès aux informations, la formation des femmes, la distinction entre les matières enseignées, l’alphabétisation, l’accès aux soins, la participation aux décisions communautaires, le partage du pouvoir, les notions d’équité et d’égalité, les situations de conflit entre personnes et groupes, etc.

C’est cet élément essentiel et incontournable qui impose de mettre un visage au développement.

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